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Étude - La consommation de viande menace la planète

La croissance continue de la consommation de viande dans le monde constitue la plus importante menace pour la biodiversité. La pression sur les écosystèmes est telle qu’elle contribue à l’extinction d’espèces naturelles, conclut une nouvelle recherche universitaire américaine. Les scientifiques recommandent donc une réduction de l’alimentation carnée.

La production mondiale a déjà été multipliée par quatre depuis 50 ans, passant de 75 millions de tonnes à plus de 300 millions de tonnes. Résultat : un citoyen issu d’un pays industrialisé consomme aujourd’hui 76 kilogrammes de viande par année (167 livres), contre 43 kilogrammes en moyenne dans le monde.

Cette tendance lourde a bien sûr un impact majeur sur l’utilisation des terres. À l’heure actuelle, les pâturages nécessaires aux animaux accaparent déjà 70 % des terres cultivables sans compter 10 % uniquement pour la culture du grain nécessaire pour les nourrir. Et plus de 20 % de toute l’eau consommée sur terre sert à la culture de ce même grain.

Or, la croissance de la population mondiale — qui doit atteindre 9 milliards de personnes en 2050 — s’accompagne aussi d’une hausse marquée de la demande pour la viande d’élevage. Qui plus est, souligne l’étude, cette augmentation se fait surtout ressentir en Asie, en Afrique et en Amérique latine. L’exemple le plus frappant est celui de la Chine, où la consommation de viande a quadruplé depuis 40 ans.

En se basant sur les données de la FAO, les chercheurs ont évalué quelle pourrait être la croissance de la demande de terres dans ces régions pour subvenir à l’industrie de la production de viande. « D’ici 2050, en se fiant aux tendances actuelles, ces pays devront augmenter la superficie des terres consacrées à l’élevage de 30 % à 50 % », soulignent les auteurs de l’étude publiée dans Science of the Total Environment et intitulée « Biodiversity conservation : The key is reducing meat consumption ». Cela équivaut à trois millions de kilomètres carrés.

Faune et flore menacées

Le problème, c’est que les régions qui connaissent une forte hausse de la part de la viande dans l’alimentation sont aussi des zones de très grande biodiversité. Les scientifiques estiment donc que la production animale représente une menace très sérieuse pour l’ensemble de la faune et de la flore.

En Amazonie, par exemple, près de 75 % des vastes régions naturelles perdues l’ont été au profit de la production de viande ou des céréales nécessaires pour nourrir les animaux.

Plus globalement, le rythme moyen du déboisement a été de 130 000 kilomètres carrés au cours des cinq dernières années. La dégradation de l’environnement et la perte de biodiversités massives qui en résulte touchent déjà, selon les estimations, 23 % des sols mondiaux.

L’étude note ainsi que l’accaparement de terres risque fort de provoquer la disparition de plusieurs espèces. Les chercheurs rappellent d’ailleurs qu’en plus de monopoliser des terres, et donc de faire reculer les zones naturelles, l’élevage aggrave les changements climatiques et la pollution de l’eau.

Réduire la consommation

Coauteur de l’étude, Brian Machovina redoute en fait le pire pour les décennies à venir. « Tout cela aura un impact négatif majeur sur la biodiversité, prévient-il. Plusieurs espèces seront perdues. »

Les travaux des chercheurs conduisent à une conclusion déjà présente dans d’autres études : l’humanité doit impérativement réduire sa consommation de viande. Ils suggèrent notamment de manger davantage de légumes, mais aussi d’opter pour des viandes qui accaparent moins de ressources que le boeuf, soit le poulet, le porc ou le poisson.

Certains montrent aussi du doigt le gaspillage alimentaire mondial, qui équivaut à jeter à la poubelle 30 % de toute la production planétaire. La FAO estime qu’en éliminant ce gaspillage, qui équivaut à 1,3 milliard de tonnes chaque année, il serait possible de régler une partie des problèmes de faim dans le monde.

On ignore par ailleurs dans quelle mesure les bouleversements climatiques viendront perturber la production agricole au cours des prochaines années. Selon les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, plusieurs régions risquent de voir leurs rendements diminuer en raison des changements climatiques imputables à l’activité humaine.

Source : John Moore, Agence France-Presse




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Mise à jour le : 10 | 12 | 2017